Parfois, lorsque le sombre envahit ma tête de conquérant,
Je me sais naufragé d’une quête qui se meurt au présent.
Je suis celui qui a vécu, moribond depuis 3 ans,
Et peut-être je ne suis plus, fébrile survivant.
Parfois lorsque les ombres résonnent au firmament,
Je me sais égaré de la bonne humeur d’antan.
Je suis celui qui riait, de l’allégresse le courtisan,
Et peut-être je ne suis plus, ridicule aguichant.
Ces mois qui jours après jours sont traversés sans humeur,
Ces minutes qui secondes après secondes ne forment jamais d’heure,
Je n’en peux plus de les vivre, n’ai plus la force de les combattre.
Il ne me reste plus rien, aucune arme pour me battre.
J’ai connu ce sentiment terrible que l’on nomme Amour,
Cette ineffable utopie que je rimais à toujours.
De ce feu il ne git que des cendres essaimées par le vent,
Et pas le moindre phénix dans ce brasier de sang.
J’ai paré le dandy, grimé le veuf éploré,
Souci de préserver mon âme dévastée.
Je survis à présent sur cette terre brûlée par l’Amour,
Assis dans ce fauteuil, je rêve de la retrouver, un jour.
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