Saigner la plume sur une feuille blanche,
Rêver de runes lorsque tu t’endimanches,
Parler de vrai Amour à ton ange déchu,
Et soudain plus rien. Seulement mis à nu.
Ecrire pendant que les autres se pleurent,
S’émerveiller de cette beauté de la fleur,
S’enivrer des parfums à chaque coin de rue,
Se hâter de draper ton âme dévêtue.
Tels sont les constantes de ta cruelle vie :
Quelques gouttes d’encre, quelques larmes d’ennui.
Pourtant nous voulons ressembler à ce chantre.
Accoucher de notre âme sur ce blanc papier.
Refaire ainsi ce que nous avions rêvé.
- Merci car joyeux, nous sortirons de l’antre.
http://www.lespoemes.com/poeme/forum/poeme-18148.html