Letouareg
Inscrit le: 08 Oct 2006 Messages: 150 |
Le 21 Oct 20:39
A force de citer ton nom,
D'attendre le soir pour te retrouver,
De te parcourir en large, en long
Je te connais comme si je t'avais fait
Tu es sombre au matin,
Encore embrûmée de ta longue nuit
Je te regarde mais ne vois rien
Ou quelques mouvements fortuits
Puis, le soleil d'hiver arrive,
Tu t'habilles de tes parures quotidiennes
Tu te remets de tes dérives
Et redeviens bonne citoyenne
Tu es belle pour midi
Quand beaucoup de monde te croise
Tu restes disponible et polie
Toujours belle et si courtoise
Et quand vient l'après-midi
Tu te dévergondes un peu
Tu portes des couleurs qui crient
Et je n'en suis que plus amoureux
Mais c'est bel et bien le soir
Que tu me dévoile tout ton charme
Quand la lumière du phare
Glisse sur toi telle une larme
Tu es magnifique, impériale
Que dis-je, royale, sublime
Et tu joues de mon vague à l'âme
Que si justement tu mimes
Je te connais si bien ...
Mais tu me connais davantage
C'est vers toi que je viens
Pour méditer tel un sage
C'est vers toi encore et toujours
Que je viens pour parler
Et tu écoutes mes poèmes d'amour
Même si tu n'y réponds jamais
Tu me vois triste ou plein de bonheur
Drôle et gentil ou maladroit comme tout
Je suis prêt à t'offrir les vers de mon coeur
Mais cela en vaut-il vraiment le coup ?
Je ne pourrai t'aimer toute la vie
...
Je rentre chez moi maintenant, princesse
Demain je te revois, promis
Ma belle place Jean Jaurès |