Un aveu muet
La nuit est depuis bien longtemps tombée
Et rares sont ceux qui ont résisté à l’appel de Morphée
Le ciel sans étoiles, s’est paré de cette couleur propre à la Scandinavie
Et fait écho au scintillement douceâtre de cette neige que je contemple ravie
Point transie bien au chaud au fond de mon lit
Je laisse enfin libre cours à cette détresse qui sur moi ne se lit
Ce manque de toi que chaque matin au plus profond de moi je scelle
Et qui remonte chaque soir à la surface avec le même zèle
Je ne peux te montrer mes tourments,
Mais mon cœur je le sais ne me ment :
Je crois que je t’aime mais ce n’est point pour toi le moment
De découvrir que dans mon ciel tu brilles telle une étoile au firmament
Le cœur ne choisit ni l’heure ni l’instant
Et face à l’amour nul n’est assez résistant
Ma raison a beau protester d’un ton rageur
Tu as subjugué ce cœur que j’ai protégé avec tant d’ardeur
Demain à la lumière du jour je me mentirai de nouveau
Feindrai de ne point remarquer ce renouveau
Ignorerai ce pincement au cœur si ardu
Commun à tous ceux qui savent que leur l’amour ne leur sera point rendu
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