Bonsoir à tous,
J'ai été vraiment déçue de constater que l'avalanche de 1 injustifiés continuait. Afin d'être la plus juste possible, j'ai donc décidé ce mois-ci d'enlever tous les 1 qui n'étaient pas justifiés par un commentaire, je pense que les votants qui attribuent une aussi mauvaise note à un poème participant se doivent de justifier leur note, pas forcément dans un commentaire détaillé mais au moins en laissant une trace de leur passage.
Voilà donc les gagnants du concours de novembre 2006, je vous remercie tous d'avoir participé et félicite tous le monde, poètes comme votants
Un grand merci à tous
Bien à vous,
Manon.
Concours de poésie de novembre 2006.
1er : Ta saveur empoisonnée - par Never
2e : Handicapée par accident, une dépendance pathétique - par Nightinou
Les montagnes russes - par Letouareg
3e : Dépendance - par Ricardo14
4e : Des pans dansent - par Whyamishy
5e : Coule en moi - par Runs
6e : Glisse-attitude - par Astridvince
7e : Dépendance=évidence - par Flavie77
8e : Plaisir infidèle - par kokitoo
9e : La dépendance - par amepoetique67
10e : Assujetti à ta véhémence - par ernestodapinto972
11e : Trop n'est pas assez pour moi - par Dreameuse
------L'amour est une drogue - par Nono093
1er - Ta saveur empoisonnée par Never
Ta saveur empoisonnée
Tu étais divine et tu me séduisais à chaque fois
Mon coeur se remplissait de joie rien qu'à l'idée de te voir
Pourtant je ne pouvais cerner que tu n'étais que du poison
Les mots me manquaient et pendant tant d'années j'ai succombé à ton charme pernicieux
Tes formes si différentes et tes couleurs changeantes
Quelle âme n'aurait pu tomber à tes pieds?
Tes parfums étaient enivrant et le goût, lorsque j'apposais mes lèvres
Me donnait tant de plaisir.
Et chaque nuit au milieu des étoiles tu étais si pétillante
Parfois couleur d'or et d'autre fois rouge et ocre
Tu étais un délice au pays des abysses
Cette scène, je la répétais sans cesse, abusée par cette amour qui n'en était pas un
Il m'arrivait de pénétrer des lieux dont je ne pouvais imaginer l'existence
Tellement tu m'ensorcelais
Qu'étais-je devenue ? ton esclave.
Je me nourrissais de ta liqueur empoisonnée si délicate à mon palais
Et tu possédais mon être tout entier
Je me consumais jour après jour pour te plaire et satisfaire mes manques
Je souhaitais que tu sois tout mon bonheur mais les blessures et les meurtrissures
se marquaient d'avantage sur ma peau comme pour me dire que je t'appartenais
Je tremblais et sanglotais lorsque ton absence insoutenable me perçait
J'étais envoûtée par ton charme et ta délicatesse perverse
Et le poison que tu déversais dans mes veines me rendait semblable à une loque
Je ne pouvais plus imaginer le pays tant rêvé auquel j'aspirais.
Mais un soir, alors que tu m'attendais au tournant, je t'ai tourné le dos
J'ai versé tes mille pafums et tes couleurs étincelantes dans la cascade des amours inachevés
J'ai laissé parler mon coeur pour que tu cesses tes approches abusives
Enfin, les larmes ont caressé mes joues
Car depuis tant d'années tu m'avais réduit à néant
Chère bouteille, sache qu'aujourd'hui dans l'ombre je ne suis plus
Mais c'est dans la lumière que j'ai retrouvé la vie.
2e - Handicapée par accident, une dépendance pathétique - par Nightinou
Handicapée par accident, une dépendance pathétique
Deux corps à terre
Une scène Amer
Une marre de sang
Visage d'encens
C'était sa soeur
C'était son coeur
Et elle, elle pleure
Et elle se meurt...
Pourquoi cet accident
Pourquoi cet accident
Pourquoi ce trident
Enfoncé en son coeur...
Un souvenir
Une tragédie
Un vaste soupir
Sa maladie
Une dépression
Malédiction
Quand elle y pense
Quand elle y pense...
Pourquoi cet accident
Pourquoi cet accident
Pourquoi ce trident
Enfoncé en son coeur...
Un soir si sombre
Dans la pénombre
Un accrochage
Bien trop sauvage
Paralysie
Dépendre à vie
Ne plus courir
Ne plus sourire...
Des esprit errent
Deux coeurs de verre
Une fille brisée
Paralysée...
En institut,
Ses larmes s'écoulent
Ses larmes s'écoulent
Dans cette structure,
Tout est perdu
Tout est perdu
C'est sa dépendance qui la bouffe
C'est sa dépendance qui l'étouffe
C'est son handicap qui la blesse
Vie brisée en un accident de détresse
En institut,
Ses larmes s'écoulent
Ses larmes s'écoulent
Dans cette structure
Tout est perdu
Tout est perdu
2e - Les montagnes russes - par Letouareg
Les montagnes russes
Je cours, j’ouvre, j’allume
Dans la rue, la porte, la machine
Mon papier, mes idées, ma mine
Je prends, j’écoute, j’use
Je lis, j’entends, je regarde
Mes poèmes, ses chansons, leurs textes
Mes sujets, ses effets, leurs prétextes
M’inspirent, m’amusent, me fardent
Et je continue, je profite, j’aime
D’écrire, de ce site, lire, être lu
Des tristesses, des rancœurs, des vécus
Je propose, j’y trouve, je dégaine
Je vous en prie, pardon, merci
Pour tout, pour tout, pour tout
Une pensée, un geste, un défi
Pour vous, pour vous, pour vous
Y’a des dépendances moins dangereuses
Que celle aux textes rigolos
Que celle aux « poésies merveilleuses »
Dont je remercie tous les accrocs
3e - Dépendance par Ricardo14
Dépendance.
Idéal de la perfection, idéal en tout point, sortant de l’obscur par l’étrange perfection.
Sous ses allures d’ange aux ailes déchues, par son regard à l’aspect percent, pourtant flottant dans l’ombre de mon être, me fixant sans cesse.
Douce lumière prise de ses yeux, je l’illumine par des couleurs venant d’un paradis mystique.
Délice du bout des lèvres. Bien-être authentique qui berce la délicatesse.
Multiple perceptions mais unique allusion. Elle, pureté cristalline, éblouie mes songes devenus limpides.
Paisibles paroles, mon corps chavire !
Succulent caresses du bout des doigts. Mon être s’enivre !
Tel l’océan de richesse, harmonie profonde tachée de sel, d’or elle la repeint, pour qu’enfin se discerne du réel, la passion divine !
Esquisse du bout des lèvres, exquise délicatesse comme ces jours passés à ses coté, comme ces matins où résonne ce même refrain … « Je t’aime ! » Comme elle, je me défais de ces ailes !
Couleur d’un paradis dévoué, éternels pensées dirigés vers mon berger qui me fit découvrir la serve béatitude et la grâce fieffée.
Nature improvisée par son dieu, approuvé du mieux, me souffle l’oxygène nécessaire !
Dépendance incessante, belle en ses atouts, je l’imagine aux profondeurs de mon cœur, berçant par sa douce mélodie, mes rêves immortels.