Accusé, levez-vous
La cour rend la sentence:
Perpétuité au trou
Hermétique et non-sens
A moins d'être assez fou
Bouffon noir de souffrance
En prônant à genoux
Tout l'art de la potence !
Agrippé aux frivoles jupons de sa dame
Bêta, le mâle salive en vain sa poitrine
Car il devine le festin que cette femme
Donnant de sa chair un ménage qui fulmine
Entendra lui prodiguer d'un amour suprême.
Force est de constater qu'il en oublie ce monde
Glapissant les bras levés l'horrible être crème
Hachant de rictus névrosés le saint l'immonde,
Il rêve seul aux coulis blanchissant ses lèvres...
Jurant, crachant, la peuple cri à l'infamie
Képis jetés, fourches tendues, sage ou orfèvre
La populace aigrie franchit l'oligarchie
Massacre l'évêque le prêtre et les servants.
Niais, l'infâme fleurie le fond de sa culotte
(
Ose l'espièglerie d'une moue sur sa bouche)*
Pédant de nouveau le pourquoi du jugement
Qu'alimentaient les orifices de ses hôtes.
Ravisés sur la cause de cette poudrière
Soudain graves, ils cernent le monstre difforme
Travesti par la simple robe de son derrière,
Unifient de leur voix l'abolition des normes.
Voilà qu'ils arrachent l'assujetti à sa reine !
Waterloo résonne, la guillotine brame
Xerxès titube sous le cruel poids de ses chaînes
Yodlant en choeur, le verdict tombe et c'est le drame !
Zouip ! La lame siffle, Bébé en perd sa couche !
* Le "O" le mal-aimé, à tel point que je l'avais oublié...
Crucifiant aussitôt les rêveries de l'alphabet...
Une profonde pensée à tous
Eh bien, à vos plumes,
