Fabeo

Inscrit le: 08 Oct 2006 Messages: 108 |
Le 07 Déc 18:24
En la lisant, à ma première halte dans cette auberge,
J'imaginais cette gamine, artificier des mots.
La candeur de sa plume quand elle crevait ses maux,
Me troublait étrangement, quand elle parla de verges.
Je l'imaginais alors dans une chambre rose,
Derrière elle une étagère, avec quelques poupées.
Les peluches sur le lit vivaient en communauté,
Et ces ébats n'avaient lieu dans cette commune osmose.
Je ne suis de passage que bien trop souvent,
Et quand dans cette auberge j'ai le temps de m'attabler,
Je m'abbreuve de vers sans vraiment discuter,
A moins que ceux-ci me paraissent très troublants.
Plusieurs fois je l'ai lu, dans l'ombre, comme un scelerat,
Je l'ai lu humaine et sage ou espiègle gamine,
femme enfant sans âge, à la plume assassine.
Parfois moi lisant deux phrases, ou terminant sans voix.
Elle se dit rimailleuse quand elle trace ses vers,
Parfois taquins ou perçants, suivant ses humeurs.
Rime-t-elle l'amour, l'apaisement ou les pleurs,
Souvent elle me porte dans une autre sphère.
En la lisant, je l'imagine maintenant au coin d'une table,
Dans la quiétude d'une bougie, lovée de silence,
Théâtre de passions, d'espoir, de déchéance,
Traçant ce qu'elle vit, mielleuse ou irritable. |
Nandy

Inscrit le: 19 Aoû 2005 Messages: 3271 |
Le 07 Déc 18:58
oups....
il y a autour de moi 500 poupées
fragiles comme moi, douces à manipuler
C'est qu'elles sont en porcelaine
Cadeau de celui que j'aime
Celui que j'aime, c'est l'amour du passé
Que la mort m'a ravi sans demander son reste
Dans les chambres d'amis sur les lits étallées
Des peluches, images de tigrons et tigresses
Je suis une gamine, on me l'a assez répété
J'ai oublié de grandir, pourtant les années passent
Je n'ai jamais trouvé, dans cette société
Le moindre coin où trouver ma vraie place
Si j'écris des je t'aime, remplis de sentiments
Je les offre à Eole, pourqu'il les disperse
Qu'il les distribue aux aux amantes et amants
A tous ceux qui manquent de tendresse
Nandy le 07/12/06 à 17h 55 |
Fabeo

Inscrit le: 08 Oct 2006 Messages: 108 |
Le 07 Déc 19:10
Sous cette sensiblerie, j'ai lu souvent sentiments,
Et sous cette quiétude, de nostalgiques tourments.
Celui que tu aimes, à jamais est allé,
Tu te dois le bonheur, au moins pour l'honorer.
Amities
Toujours aussi charmante, castorette  |