Poete59700

Inscrit le: 27 Sep 2004 Messages: 109 |
Le 15 Jan 23:51
Une aube austère se lève sur la cité
Et dans le cimetière se fanent les œillets.
Une pluie très fine s’est mise à tomber
Et ton doux visage vient à s’oublier.
Je m’avance lentement au milieu des tombes
Et ma vue se trouble dans une lourde pénombre
Car je sais que sans toi c’est la fin du monde
Et que ma vie pour toujours restera une ombre.
Je regarde le ciel d’un inquiétant gris,
Le monde où tu erres, celui qui t’as ravie.
Ton corps est sous terre, il dort sans un bruit ;
Je l’aime à jamais et pour toute la vie.
Une larme sèche veut me sortir des yeux ;
Je n’ai pas eu le temps de te dire adieu.
Mais je te rejoindrai un jour dans les cieux,
Rien ne m’y empêchera et pas même les Dieux.
Arriverai-je un jour à recouvrer ma voix
A crier tout l’amour qu’on m’a privé de toi ?
Ton absence est si dure que j’ai perdu la foi
De continuer à vivre dans cet éternel froid.
Je pose doucement, à l’emplacement de cette croix
Dont on veut me faire croire qu’elle te remplacera,
Un bouquet de roses noires et de pétunias
Pour que mon esprit demeure auprès de toi.
Elles se faneront dans l’année
Mais un jour je les remplacerai
Car je sais que je te rejoindrai
Et nous nous aimerons pour l’éternité.
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Ptitang3

Inscrit le: 07 Déc 2006 Messages: 186 |
Le 16 Jan 0:48
En ces lieux où la brume s'émerveille,
où les fleurs destinées ne se fanent,
tu baigneras d'une osmose vermeille,
avec ton aimée dans les bras, pavane.
Mais surtout, gardes la foi,
jouies de tout et crois en toi. |
Poete59700

Inscrit le: 27 Sep 2004 Messages: 109 |
Le 16 Jan 20:29
Merci.
Je commence à y croire, cela fait maintenant 4 ans qu'elle est décédée d'un meningite foudroyante (tuée en 2 jours).Ce poëme il fallait que je le couche sur papier pour me projeter dans l'avenir. Je ne l'oublierais jamais, mais il ne faut pas que je vive non plus dans le passé. |