Chez moi c'est printemps tout l'été et été tout l'hiver alors on peut observer
Un brin d’herbe tout fragile
A capté mon attention
Il devait être création
D’une main malhabile
Soumis aux vents
Je regardais ses frisons
Ces frères bougeaient à l’unissons
Et c’est là que je fus conscient
De sa beauté dont l’ampleur
N’enviait rien à la fleur
Là j’ai senti battre mon cœur
Car lui n’avait pas peur
De n’être que lui en hayon
Pour bonne raison
Ces frères autour en grand nombre
Ne voulant point leur faire d’ombre
Cligner de l’œil serait le perdre
Alors je mendié au cèdre
De me conter la raison
Qui le fait paraître si bon
Il me dit mon compère
Pour que l’herbe soit singulière
Il faudrait que l’on l’altère
Ainsi l’humble jamais ne perd
A l’être on finit
Grandi
