Neutre
Inscrit le: 16 Jan 2007 Messages: 111 |
Le 22 Juil 13:28
Aussi madame, j'ai vibré sous les peines d'amour
Et l'hiver entier n'a pas pu éteindre le feu autour
Des moments qui ont trembloté de peur au cœur
Des braises qui ont séché mes forces et mes sueurs.
Aussi à l'océan je me suis jeté
Pour éteindre les chaleurs d'été
Mais mon radeau a bien heurté
Les vagues aigues de mon ébriété.
J'ai fait du vent des ailes légères pour pousser l'effort
Vers la fin du voyage qui a vu périr mes grands essors
Entre les lames que j'ai déjà évitées en tes beaux yeux
Avant d'entamer la course vers la décence des vœux ;
Mais j'ai échoué face au silence
Qui a bien fusé mes souffrances
En me les rendant encore denses
Loin du bruit qui moud les sens.
Je suis bien le dernier nautonier qui a repris ses rames
Devant ceux qui ont vu leurs similaires perdre leurs âmes
Face aux sirènes qui déchirent habilement les lits du péril
Pour déchirer autant le silence périlleux des lointaines îles.
Je suis bien le dernier mort vivant
Qui a défié les plus grands courants,
Mais je ne suis pas le dernier patient
Que l'amour a laissé impertinent,
Puisqu'ils ont bien vibré sous les peines d'amour
Et l'hiver entier n'a pas pu éteindre le feu autour
Des moments qui ont trembloté de peur au cœur
Des braises qui ont séché leurs forces et leurs sueurs.
Puisqu'à l'océan ils se sont jetés
Pour éteindre les chaleurs d'été
Mais leurs radeaux ont bien heurté
Les vagues aigues de leur ébriété.
uniquement moi. farid khenat |