Jongleur
Inscrit le: 16 Juin 2006 Messages: 249 |
Le 25 Juil 17:31
Le bras tendu du mort ! Vous compreniez !
Il n’attendait pas d’offrandes ! Il était mort
La main fermée, les yeux aussi, et du nez
Il avait saigné pour mieux mourir et à tort.
Triste était cette mort qui l’avait emporté
Devant les larmes que déversaient les fleurs
Que nous lui avions jetées dessus sa pureté !
Long était ce jour qui l’avait pendu à sa peur !
Je n’en avais pas à surprendre ma souvenance
Et venir vous parler de cette tragédie nouvelle,
Mais elle advenait lourde dessus l’absence
Qui resterait comme toutes les autres, éternelle.
Je ne l’avais pas connu auparavant ce feu,
Et je ne l’avais pas croisé entre mes regards
Mais au fond du deuil qui s’était étiré sur les lieux
Je l’avais vu mourir comme l’ombre du soir.
Allez ! Nous n’avons pas à fuir nos impératifs :
Le destin qui n’a pas de visage à découvrir,
La vie qui reste un parcours à faire avec nos adhésifs
Et la mort qui laisse souvent les maudits souffrir.
Allez ! Les fleurs, je crois que nous en avons encore
À jeter ça et là, sur les morts qui suivront ce cortège
Ou sur les mariés qui choisissent leur première mort !
Les fleurs servent à tous les décors quand il n’y a pas de neige.
hamid khenat en attendant le retour de farid khenat.
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feu = mort |