Eoghan
Inscrit le: 16 Mar 2007 Messages: 38 |
Le 30 Juil 9:26
Le soleil s’étire, le printemps, d’un matin calme et chaleureux, se lève sur les berges de mes yeux. Une douce rivière salée glisse sur ce rivage, l’astre lumineux m’ébloui un peu. La tête dans les étoiles je vacille, tourne dans les recoins de la ville. Mes pas me conduisent-je ne sais où ? Qu’importe, le temps passé à marcher n’est pas vain. Je contemple la vie qui s’éveille à travers ces ruelles. Dans le ciel quelques brumes disparates sillonnent l’azur. Sous mes foulées, certains pavés craquent, sans doute mal fixés ou usés par les badauds de passage, par mes propres pas. Près de cette église mille et une gargouilles veillent au calme serein des lieux, pas un bruit de ce monument de confession, juste le tintement d’un carillon pour annoncer le temps qui poursuit sa course machinalement. J’avance d’un pas léger, je ne suis pas pressé !! Dans la douce rue commerçante, les marchands dévoilent leurs marchandises sur les étales. Un doux visage m’exquise un sourire, aussi léger que le vent, bordé d’une longue chevelure blonde. Mes lèvres renvoient cette douceur qui me vient du fond du cœur ! Il fait beau mon cœur rempli d’émotion me fait tendrement chavirer. Qui était cette bel inconnu ? Où se dirigeait-elle ? Cela restera un mystère ! Mes chausses tournent sur la droite m’indiquant le chemin à prendre. Au loin, des enfants près d’une bâtisse partent pour l’école. Il fait beau et je flâne, profitant du temps, des choses et du vent. Mon âme s’éveille au doux parfum matinal dans ce jardin où je viens de pénétrer. La rosée du matin caresse doucement les pétales de gouttelettes. Charmante vision que celle d’une fleur qui s’épanoui à l’aube de sa vie sous les couleurs chatoyantes orangées d’un soleil. Mille parfums résonnent dans mes narines. Et là près de la fontaine bordant la promenade qui longe le canal, une douce muse s’ébat, heureuse, dans l’eau. Statuette de pierre à jamais le temps ne peux figer ta beauté, loué soit le sculpteur qui de ses mains t’a donné la vie. Les arbres, bordant le cours d’eau, sont un appel à la nature. Plus bas dans le soleil éclaire une silhouette féminine douce et divine. Ame pure et légère, sortie d’un rêve virevoltant au milieu de la brume, se déplace avec la délicatesse d’un ange. En m’approchant, je constate qu’il s’agit de la douce au sourire enjôleur. Quelle magnificence dans ces gestes, doucement, timidement je m’approche. Je n’ose ouvrir la bouche. J’y vais ou pas ? Je m’élance puis-je recule. Puis ma bouche s’entrebâille pour laisser échapper deux trois mots : « Voyez damoiselle comme votre teint se reflète dans le canal ! Vous êtes la rose la plus belle qu’il m’ait été possible de voir dans tout ces par terre de fleurs qui couvrent toutes ces terres de notre cher Terre. » La damoiselle me regarde et me sourit tendrement ….
_________________ |