Que de fois n'ai-je entendu cette insulte? Anodine, elle donne pourtant à réfléchir.
Imaginons un instant que Dieu à la création (La Nature pour certains) ait omis de nous pourvoir de cet orifice libérateur? L'histoire même de l'humanité en aurait été boulversée.
L'homme a depuis la nuit des temps,comme quête première, la recherche de nourriture et il a abandonné la cueillette pour l'agriculture afin de satisfaire ce besoin.
Ni l'Homo Erectus ni l'Homo Habilis ou sapiens n'ont mis en doute l'utilité de l'anus ( et encore moins l'Homo Homo...)
Supposons malgré tout que cet oubli divin ait fait de nous des créatures bouchées(?).
L'homme n'aurait quitté la quiétude de sa caverne ou la tranquillité de la plaine que pour jouir d'une nature encore vierge.Nature qui n'en est pas moins hostile.
Mais l'absence de ce "trou salvateur" va aussi changer la physionomie de cet homme en devenir. Comme la nature est bien faite, ce manque d'évacuation fessier entraîne une absence de viscères et , si on monte un peu plus haut, celle de la bouche.A quoi servirait cet autre orifice s'il ne débouche sur rien? Mère Nature ne s'encombre jamais de l'inutile.
Pas de bouche, donc point de parole et pas de malentendus. La nature parcimonieuse veillant à l'économie évitera, dès lors, d'affubler l'homme de ces deux bouts de chair que sont les oreilles. Mais même silencieux et sourd il doit survivre. Pour celà, l'évolution va lui permettre de se doter de deux yeux démesurés et, pour sentir le danger d'une paire de narines à faire pâlir d'envie ses cousins les singes.
Donc, nous voilà presque équipés pour nous engager sur la longue route de l'évolution.
N'ayant plus à se préoccuper de sa pitance en poursuivant dans quelque chasse incertaine et longue une proie souvent inaccessible, l'hominidé va se concentrer sur la réflexion. Penser! Voilà la seule nourriture dont il aura désormais besoin. Cela aura pour conséquence immédiate un enflement de la boîte craniène et un cerveau qui va pouvoir grandir jusqu'à occuper ce nouvel espace... ECCE HOMO!
A y voir de plus près, voilà un être avec un faciès qui en ferait plutôt un cousin de la mouche ou de la libellule que du chimpanzé ou de l'ourang outan. Sans parler des membres atrophiés qui ne servent plus qu'à se gratter le crane quand une idée fait tressaillir le cerveau.
Imaginez donc un instant quelle tête nous aurions si nous n'avions pas d'anus
En conséquence, nous pouvons clamer haut et fort que le trou de cul à changé la "fesse "du monde...
Sridi M.
Hamilcar01
Inscrit le: 15 Nov 2006 Messages: 1803
Le 21 Aoû 23:49
Pas mal
Ça explique pourquoi "certains" en ont deux : c'est pour remplacer l'absence de cerveau
N'est-ce pas Maxou ?
Treets1
Inscrit le: 20 Aoû 2007 Messages: 223
Le 21 Aoû 23:52
Merci de ton commentaire
C'est parfois aussi agréable de sortir du poème d'amour...
Hamilcar01
Inscrit le: 15 Nov 2006 Messages: 1803
Le 22 Aoû 0:06
Tout est possible en poésie
Il n'y a pas que l'amour qui inspire
Treets1
Inscrit le: 20 Aoû 2007 Messages: 223
Le 22 Aoû 0:13
C'est vrai, l'important c'est d'écrire cette inspiration
The8thstep
Inscrit le: 16 Aoû 2006 Messages: 430
Le 22 Aoû 16:34
Ecce homo…
Il s’est fait attendre, le surhumain. Ni cul, ni bouche, j’en connais des gens qui se seraient déjà lassés de la grande race, mais la nature n’a rien de beau, et ne s’encombre effectivement pas de l’inutile, n’est ce pas grandiose ?
ECCE HOMO, Ponce Pilate n’aurait pas eu à s’en laver les mains, si le Nazaréen dépourvu de paroles, peut être auraient ils pu l’empaler, l’espèce dépourvu de trou du cul, peut être aurait il enfin été le précurseur de quelque chose. Amen !
Ecce homo, tant qu'à éviter de s'emmerder (tu conviendras de l'aspect délicat de la chose dans ce contexte), est devenu plus qu'une phrase de mardi gras en Judée, il s'agit du court ouvrage le plus présomptueux, suffisant, audacieux et Juste de l'histoire de l'écriture, j'ai nommé Nietzsche...
Texte plaisant à lire au passage… Bien amicalement,