Normande58

Inscrit le: 21 Avr 2007 Messages: 284 |
Le 21 Oct 12:01
J’ai tenté de croire que le bonheur pouvait exister, que la vie vallait la peine d’exister, mais rien n’y fait. Les larmes en moi sont éternelles et de rage elles m’engouffrent vers un nouveau pays où le blanc et la douceur des mots se fait violence. Des heures et des heures de silence, seule, assise, recroquivillée sur moi, telle un enfant apeuré, en position de détresse, cherchant une âme secourable, attendant encore et encore cette main qui lentement vers la lumière du jour me fera entrer. Mais la nuit prend le dessus et plonge mon esprit dans cette sombre pénombre, sans aucun appel possible, les échos de ma voix résonnent en moi, mes appels me reviennent en pleine face. Il n’y a plus rien à faire, se laisser couler et la seule chose raisonable qui soit. Alors, de ce corps encore frêle, cassé par les blessures du passé, des larmes de désespoirs, sur ce qui me reste de visage je laisse couler. Petit à petit, elles coulent pour se déverser sur moi tel un torrent de passion qui sur son passage emporte tout. Véritable raz de marée, mes doutes et mes peurs, mes blessures de guerre noient le si peu d’espoir et de bonheur qui en moi se battait pour subsiter. Pourquoi poursuivre ? Pourquoi ne pas se laisser aller, pour se retrouver là où on veut être, pour enfin se sentir libre, ne plus avoir ce sentiment d’être oppresser, d’être morte parmi les vivants ? Etre libre, s’affrachir de cette subtilité qu’est la vie et de ses mimiques qui sur les nerfs me tapent. Pourquoi se forcer à sourire quand la tristesse nous envahie, quand l’envie d’en finir nous prend, quand la douceur de la mort nous enveloppe et délicatement nous attirent pour nous sortir de cet infernal enfer d’une vie morose et sans goût ? Livide et vidé de mes sens, l’appel de la délivrance j’entends et la clef entre me main se trouve. Une lumière blanche l’enveloppe, elle éclaire, scintille et illumine cette sombre pièce où seule je me suis enfermée. Ma douce fée près de moi l’a déposée et en tout point elle me ressemble, elle est d’une douceur passagère mais d’une apparence rigide, froide au touché mais chaude au contact de ma peau. Reflet d’un diamant eternel, douce clef dans mes mains est entrée, son chant me parle d’amour, de mots que je n’entendais plus, des mots qui réchauffent votre cœur, qui réchauffent mon cœur. A son contact, je ne peux qu’addicquer et cèder à l’appelle de la tentation que cette belle sirène me lance. Lentement, je l’écoute, patiemment, entre mes bras elle glisse et délicatement dans mon corps elle danse. Une danse si douce et magique qu’elle sonne le glas de ma souffrance. Délivrance en moi est entrée, et sur ce tapis, le sang a coulé. |