Bonjour mon ami
Je vois que les vieux barbons ont encore peur de mon ombre
Les ados s’effarouchent, les grabataires quittent leur couche
Rien qu’à l’énoncé de mon nom cela fait l’effet d’une bombe
Et le site s’enflamme sans que je n’aie eu besoin d’ouvrir la bouche.
Je passe sur ces landes insipides et désolées,
Où ne subsistent plus que quelques rares lumières,
Et voir des rats et des hyènes quitter leurs tanières
Salir ces parages par leurs déjections composées
Laissons ces vautours s’arracher la dépouille
D’un champ de bataille où il n’est nulle gloire
Car l’âme s’enterre au point que nulle fouille
Puisse extraire, de ces esprits, une miette d’espoir
Je ne prendrai pas la peine de répondre à ces pantins.
Qu’ils déversent leur fiel, leur pauvre prose ne m’atteint
En ces mornes et tristes pages, ne passent, désormais, plus
Les merveilleux mots d’un ange, qu’en ces lieux j’ai connu.
Sans Ses mots il n’est plus de lumière
Sans Son esprit, tout n’est qu’illusion
Pourquoi traîner en ces landes de misère
Quand tout est froid et laissé à l’abandon
Je ne m’attarde pas plus longtemps et de suite repars
Poursuivre ce songe qui laissa mon cœur hagard
Te remercie de ces mots, tels phare dans ce brouillard,
Une amitié ne se meurt, un ami ne vient pas en retard
Hami
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Le combat se poursuit sur d'autres fonds et avec d'autres moyens
Là où le terroir est fécond et les sarments encore sains
Dommage, il restait dans ces parages
Quelques esprits libres qu'on aurait pu aider
Mais cela, sans doute, portait ombrage
À ces vagues grenouilles de bénitier
Qu'ils continuent leur sombre ramage
Afin de, l'un l'autre, se congratuler
Sur des rimes sorties d'un autre âge
Pour se donner un air d'exister
À se revoir, ici où ailleurs, mon ami
