Quand au ciel tamisé par les larmes d'Avril,
Lentement délivré des lacets de l'épreuve.
Sans course redressant d'un battement de cil,
Le visage du jour s'ouvre en lumière neuve.
L'aube encore marqué de l'ombre d'or
Commence de fremir sous la poussée obscure
Et soudain je m'apprête à reconnaître un trésor,
Poli dans le secret au manteau de nature.
C'est alors que mon âme s'eveille du désir enfui
Que le temps distille en lacis de douleur
Soudain paru ton visage d'une lumière éblouie
Essuyant à l'instant une larme de mon âme en pleure.
Il ya peu de temps j'avais croisé tes pas
Le coeur scellé de solitude dans l'amour en chauma
Dévorant sur mon front le rêve pesant,
Presentant ma triste mine au bonheur absent.
Comme une larme immense étouffe mes joies
Frissonnant apeurée au coeur qu'un cri consume
Et lourdement débordé en déchirant la brume
Pour s'unir en silence au murmure de ta douce voix.
Jusqu'où serais-tu prêtes, à me laisser crier?
Jusqu'où ferais-tu expret, de ne pas m'écouté
Moi qui cherche tant, à cueillir ton regard au sourire tamisé
Moi qui d'un amour insolant, ne reclame qu'une chaleur égarée
de ton corps que je n'ose toucher.
Ainsi je vais melant le rêve de ma triste réalité
Au souvenir mouillé de l'angoisse et de larmes
Aprivoisant d'un mot mes récurentes alarmes
Egayant d'une rime malheureuse mon mal de peine tissée.
Me voici au midi de mes jours,
Mourant de soif pret de la fontaine
N'attendant plus qu'un acte de secours,
Que cette main tendu que j'aimerais être la tienne.
A l'amour que j'aimerais rencontrer
