J’ai cessé d'aimer
Je n’ai même pas vu quand
On ma enterré
Je n’étais pas méchant
Mais j’ai cessé d’aimer
Comme il est grand
Mon cercueil
Pour s’y déplacer
Il faut bien une voiture
Et j’ai remarqué
Bien plus qu’une toiture
Une villa qui me remplit d’orgueil
Il est vraiment grand mon linceul
Et puis je n’y suis pas tout seul
Pour pas que je m’ennuie
Ils m’ont mis des enfants
Et à l’école en 4X4 je les conduis
C’est assez étonnant
Dans mon cercueil
Il y a un soleil
Des voisins à qui je ne parle pas
Des pays et des villes
Ce n’est pas qu’ils se défilent
Mais j’ai cesser d'aimer
Je suis bien trop occupé
A vivre et emmagasiner
Les biens et les trophées
Il est bien grand mon cercueil
Je me lasse à la fin
A en chercher le bout
J’ai beau y mettre les sous
Je ne rêve pas de demain
Car j’ai cessé d’aimer
Au plaisir toujours grand de te lire Un Cri
Toncartkt
Inscrit le: 25 Déc 2006 Messages: 2629
Le 08 Mai 0:46
ça c'est un cri qui sort du coeur
Getup
Inscrit le: 26 Juil 2007 Messages: 197
Le 08 Mai 17:10
Mouais,
Une variante possible :
Ca ne m'est jamais arrivé
Pas bien plus dans le brouillard
Et pourtant je me suis privé
J'ai tout donné dès le départ
Car pas plus haut que trois pommes
J'avais des rêves et de l'espoir
Croyez-moi j'étais un homme
Qui visait grand qui visait gloire
Le thermomètre dans la bouche
J'y croyais mais dur comme fer
J'enlevais déjà mes couches
Et les levais comm' des haltères
J'étais un stratège un viking
J'étais le maître du gazon
Des coups d'états et des briefing
Dix fois par jour dans ma maison
Elle était grande elle était belle
Et des trous pour la miner
Des bout de bois pour les passerelles
Et des vilains à exterminer
Mais c'est fini, il n'y a plus rien
Plus d'équipage plus de drakkar
Plus de tranchée plus de terrain
Encore moins pour un rencard
Mais pas plus haut que trois pommes
J'avais des rêves et de l'espoir
Croyez-moi je suis un homme
Qui vis pourtant sur le trottoir
Et sa version complémentaire
Ca ne m'est jamais arrivé
Pas bien plus dans le brouillard
Et pourtant je me suis privé
J'ai tout donné dès le départ
On m'a dit "attention mon fils"
Le monde est cruel et méchant
Car avant que tu ne grandisses
Regarde, regarde tes parents
J'avais des rêves et de l'espoir
Devenir le maître du monde
Que l'on parle de moi le soir
Que l'on dise que j'étais James Bond
Je n'ai bien sûr pas écouté
A quoi bon j'étais un homme
J'avais mon permis de tuer
Et une belle petite somme
Quand bien même je l'aurais fait
Qu'aurais-je pu comprendre alors
Les filles baisaient mes pieds
Tandis que je roulais sur l'or
J'aurais voulu devenir bon
M'engager dans la croix rouge
Militer pour le Gabon
Et me dire "pourvu que ça bouge"
J'aurais critiqué la politique
Insulté le gouvernement
Voir écris des piges éthiques
Contre tous les garnements
Mais j'ai beau dire j'ai échoué
J'étais le maître du monde
Vingtième étage PDG
Je suis le maître de l'immonde
M'enfin, on s'aime quand même hein?
Uncri
Inscrit le: 12 Mar 2007 Messages: 444
Le 09 Mai 16:24
Merci à vous tous !
Cela ne fait que me conforter dans l'idée que lorsque la poésie n'en est plus (au sens vénérable et élitiste du terme), alors on peut discuter, ajouter, compléter, varier...
Certes, les puristes en seront dégoûtés... Mais je trouve ça plus convivial et plus ouvert, et c'est d'abord pour ça que je balance mes quelques mots sur du papier.
Getup, il est fort possible que ton "mouais" puisse se traduire par : "facile, tiens regarde, je t'en fais deux pour la route, comme ça, là, en quelques minutes..."
Tant pis ! je trouve quand même l'idée plus interessante que l'hérmetisme à tout crin.
Getup
Inscrit le: 26 Juil 2007 Messages: 197
Le 09 Mai 17:17
Ouhlala non pas du tout!
C'est pas parce que je m'essuie les fesses avec mon ego que je suis prétentieux.
Voyons uncri...
Un mouais, un mouais, c'est comme grogner suite à une remarque, une anecdote, une question. Tu ne sais pas si j'acquiesce, si je dédaigne, si je m'en balance, mais qu'importe, on s'en fou. J'ai grogné, voilà tout.
Pourquoi?
Mais qu'en sais-je moi!
Pour te dire que je t'avais écouté... c'est pourtant si simple.
Et peut-être aussi que j'ai trouvé ces vers un peu creux, un peu vides, et que malgré tout, ils me sonnaient, les bougres. J'ai du me dire "tiens il s'amuse le uncri, ça me plait, amusons nous avec lui".
Et je me suis amusé.
Tu dois vraiment avoir beaucoup de préjugés à mon encontre pour penser ce genre de choses. C'est dommage.
Quant au:
Citation:
Cela ne fait que me conforter dans l'idée que lorsque la poésie n'en est plus (au sens vénérable et élitiste du terme), alors on peut discuter, ajouter, compléter, varier...
Ca demande à réfléchir quand même. Je ne pense pas être d'accord. Oui, pour changer, je sais.
See you soon,
Ps:
J'en ai fait deux j'en ai fait deux, mais c'est moi ça. Si je pouvais j'en aurais fait dix tellement je suis resté sur ma faim, tellement il y avait à dire...
Ma traces ne disent en général que mon plaisir ou ma confiance dans le partage...
Ecrire pour dire un "facile" péjoratif serait un non sens tant il est vrai que tout le devient
quand la "muse" vous touche.
Quant à Puriste vénérable et élitiste cela me fait penser à un temps ou il n'était pas bon d'aller à la chambre...
Moi j'aime parfois les idées, d'autres fois la forme, souvent la passion, toujours la légerté et je me délecte dans leurs rendez vous.
La rigueur de l'écriture surtout celle qui ce décline en vers, a pour fruit avant tout et contre tout le plaisir facile d'accès.
Et même si ce plaisir premier ne dit pas tout,
Même si il n'est qu'un avant goût,
Et basé sur le ressenti avant tout,
De s'en priver on serait fou
On ne va dans les dessous
Que si on est chêvre devant le choux
Parce que pour peu qu'on soit loup
On n'y goûterait ni peu ni prou
Et les "trésors" resterait dans leurs trous
Bon ça veut peut être dire quelque chose..
Probablement que je me suis levé trop tôt
Pour une journée qui commence par Un Cri
Hasta luego amigo
Toncartkt
Inscrit le: 25 Déc 2006 Messages: 2629
Le 10 Mai 15:54
tu sais pour l'histoire des puristes, même les médecins bovent de l'alcool