Tcl10
Inscrit le: 03 Sep 2008 Messages: 3 |
Le 03 Sep 22:51
Je m’incline devant l’éclat du bouton d’or qui pousse dans le jardin à côté du mien. Les autres fleurs palissent et se courbent devant votre écharpe d'Iris. Même la lune elle qui d’habitude est si fière et passe son temps à se mirer dans le reflet de la mer, face à votre charme elle se ride de jalousie et se drape de nuages et en rage elle se couche dans le creux de votre main.
Quand le poète bois l’espoir, il trempe sa plume dans l’éclat bleu de votre rire.
Quand le poète écorche le désespoir, il trempe sa plume dans la splendeur noir de vos yeux.
Quand le poète embrase le rouge de la folle chanson de fous tombés aux champs d’amour, il trempe sa plume dans votre cœur.
Le ménestrel cueille toutes ces couleurs dans la palette déposée dans votre âme, le bleu de votre rire, le noir de vos yeux, le rouge de votre cœur vous peignez sur la fleur plantée dans les jardins secrets du poète.
Quand la fleur plantée dans son cœur reste blanche, le saltimbanque boit le désespoir écorché par l’espoir mort aux champs d’amour.
Moi je reste assis sur le banc planté dans mon pré où poussent les coquelicots en pagaille,
Quand le vent de l’audace souffle dans mon domaine alors j’enfile ma cuirasse et je me couche sur une feuille morte, la douce brise de l’inconscience me pose à vos pieds alors heureux je m’agenouille devant de cette merveille qui s’offre à mes yeux, le vent de l’amitié me supplie de m’enivrer de son parfum et de farder mon cœur de ces couleurs sans la déraciner.
Voila comment j’arrose les fleurs qui poussent dans mon jardin :
Tous les soirs je demanderais à mes yeux de se fermer sur le désespoir, toutes les nuits je demanderais à mes mains de ne pas ouvrir les portes de l’ennui, mais prends ma main mon amour.
J’enchaînerai mes mains aux portes du bonheur sans fin, je clouerai mon cœur sur les grilles de la tour d’argent du château ou tu trône au sommet de l’amour toi ma reine, mais prends ma main mon amour.
Je te chanterai les berceuses des mers celles murmurées par les sirènes écumant les océans du désir, mais prends ma main mon amour.
J’emprisonnerais la mésange de l’amour et à genou je lui demanderai de tisser la dentelle de l’ardeur avec l’âme du rossignol puis je prendrai mon envol, enfin je volerai la soie et le velours des songes drapant les anges de la passion pour envelopper ton corps rêvant mes rêves. Mais enrubanne-toi de mes mains mon amour.
Calogero |