Tcl10
Inscrit le: 03 Sep 2008 Messages: 3 |
Le 06 Sep 23:29
On peut maquiller son visage le farder de joie, on peut masquer le bonheur,
mais aux premiers échecs le masque sans truquage tombe et aujourd’hui moi je pleure la défaite.
En écrivant la douce partition de la fin débutante, mon cœur en larmes peints le tableau du départ oui ce jour frappe à ma porte, oui je prends la plume et j’écris tristement ‘’tu ne m’aime pas’’
Chaque jour qui passe raccourci ma vie d’amoureux je dépose à chaque matin un chrysanthème sur l’amour restant. A chaque jour plus solitaire à chaque jour moins d’étoiles dans mes rêves, à l’éclatement noir de l’automne qui s’invite un jour de pluie dans mon cœur il crève mes yeux de ton départ. Les mots que tes mains ne diront plus à mon amour perdu me pousse à prendre ce train.
Je suis seul dans ma nuit. J’implore à genou la lumière de la passion à m’écraser à nouveau d’un amour naissant. Mais le noir se couche dans mon âme.
Je me souviens un jour de printemps sans me débattre tu m’as emprisonné dans tes ailes mon papillon de nuits, le cœur battait l’étendard de la conquête je me posai au milieu de la foule et je butinai tous les regards de ces belles fleurs plantées dans les jardins de la vie. Tu étais mon nectar ma belle.
On s’appuie sur une personne nous ressemblant puis un jour elle disparaît sans laisser de trace, ce soir j’ai perdu seul ma guerre. Voilà ma belle Christel ce soir je pars.
Mais tu resteras grave à tout jamais en moi ton souvenir ne mourra jamais non tu disparaîtras avec mon dernier souffle.
Si mes yeux ne boivent plus ton sourire.
Si mes mains ne touchent plus tes cheveux.
Si ton souffle n’étouffe plus ma respiration, peut être que mon cœur hissera le pavillon de l’abandon et s’agenouillera devant sa défaite de ne plus écouter la mésange de l’amour lui prier la chanson de l’amour impossible.
Il faut le comprendre il erre dans les tranchées de l’incertitude il cherche une voie aussi infime qu’elle soit.
Il faut lui pardonner.
C’est la mort dans l’âme que mes mains l’ont enjôlé dans les couloirs de sa folie.
Il a fallu beaucoup de courage ou tellement de désespoir pour que mes doigts acceptent d’exécuter ma quête et d’écrire cette défaite.
Il faut me pardonner.
Quoi qu’il arrive l’amour ne poussera plus dans mon âme, le poète restera sur le quai.
Juste un signe.
J’ai peur de la solitude j’ai peur des mains tendues, je peur de prendre un train qui n’est pas le mien, les mots que tes mains ne diront plus à mon amour perdu me pousse à prendre ce train.
Je sais que mes mains vont prier la madone, je sais que je vais leur pleurer dessus, je sais qu’ils ne me le pardonneront jamais, je sais que je vais me coucher au sol de peur de plier sous le vent du remord, mais tu sais tous les soirs je m’habille de mon plus beau costume de bois, je danse avec la nuit, et je fais l’amour avec la mort.
Vous mes mains vous devez me pardonner.
Tu sais ma perle ton image tapissera toujours la voûte de ma mémoire.
Tu sais ma belle ton rire hantera sans cesse mes rêves.
Tu sais Christel mes anges me parlent tous les soirs de toi.
Tu dois me pardonner.
Ma belle Christel je dois partir.
Juste un signe, rien qu’un geste, un sourire épingle à mon miroir, voila ce que je voulais.
Mais rien.
Ce jour ou ce soir tant redouté frappe à la porte de mon château, j’ai ouvert les grilles de mes ruines et je l’invite à ma table pour partager le repas de mon désarroi, j’ai perdu ma reine je suis un roi sans domaine, cette nuit la lune pour moi une dernière fois se pendra dans le ciel et se couvrira de nuages s’endormant pleinement sur ma solitude, et moi je me coucherai sur la pointe du vent, je fermerai les yeux et j’écouterai la mésange arrêter l’écoulement du ruisseau pour écouter un dernière fois ta respiration mon ange.
Tu sais ce soir j’ai crevé les yeux de la lune depuis ce soir elle ne voit plus l’horizon de la mer, tu sais depuis ce soir j’ai déchiré les lèvres de la lune et depuis ce soir elle ne parle plus aux sirènes échouées sur les rives de ma mélancolie.
Je me planterai devant mon reflet je m’habillerai de noir pour sortir ce soir.
Seul avec mes peines je prendrai la main du désespoir et ensemble nous marcherons en silence dans les rues sombres du soir, vos visages s’effaceront dans la nuit et vos ombres brûleront mes ailes, le noir sera éclatant dans sa tristesse.
Les voila ils sont là assis à ma table, moi je suis au centre, Dieu et Lucifer trônent du haut de leurs pouvoirs, le diable tient une bible dans sa main. Dieu ferme les yeux et me voila seul en enfer.
Le vent se lève et je me couche je n’ai plus peur je sais que j’ai perdu ce combat trop rude,
Mon amour finissant me fait plier devant l’incertitude de la certitude de t’avoir perdu un soir. Me voila à genou devant toi j’ai crus être grand, me voila à terre. Me voila tombé devant ce rêve inaccessible gravé je ne sais ou. L’envie de prolonger la lumière s’efface chaque jour, pour ne pas mourir d’ennui je courtise l’hôtesse de la nuit, voila que je me penche sur les plaines de mes batailles perdues, sans colère et sans douleur je m’incline devant ma dernière défaite.
L’hiver frappe à ma porte oui c’est dur de partir dans la lumière écrasante du soleil. Je monte sur une feuille morte et peu importe ou elle se pose.
Moi je ne connais pas cette route mais je ne me perds pas dans ses sentiers tortueux, pas à pas et pas d’espoirs je termine ma course dans la lueur de la tranquillité , ma belle hôtesse me drape de sa douceur et je lui dépose mon prénom dans le creux de sa main, sans dire un mot elle referme mon monde, calmement elle m’enveloppe de sa douceur et moi tranquillement je lui pleure mon nom, non je ne connais plus l’amour mes yeux n’ont jamais bus la douceur du mot je t’aime, au loin je devine dans la ville éteinte le pont qu’en tristesse je dois franchir, la pluie crache mes pleurs et moi j’oublie en silence mon espérance, je suis sur que la mort est blanche.
Vous devez me pardonner mes belles. Je vous aime mais j’ai perdu mes ailes, je ne peux plus voler plus haut que le vol de l’hirondelle et planer avec le vent jusque en perdre le souffle.
Vous devez me pardonner mes belles.
A chaque printemps dans les matins clairs écoutez les battements des ailes de la mésange, si elle se pose sur le rebord de votre cœur ouvre lui la porte elle vous chantera ma chanson à moi. Regardez dans le brillant de ses yeux vous verrez ma tristesse de ne plus être là. Ne l’emprisonnez pas non elle mourra d’ennui non serrez la contre vous et dites lui je t’aime puis ouvrez vos bras vous verrez, elle volera plus haut que le vol des hirondelles et se perdra à tout jamais dans le bleu du ciel.
Pardonnez moi mes belles j’ai peur, je pleure mais je dois partir.
Tu dois me pardonner ma belle Christel je dois partir. |