Cette belle histoire pourrait être la vôtre
Ce n’était pas un jour banal, comme les autres
Quand mon regard, le tien, dans la rue, a croisé
Un sentiment nouveau, mon cœur a chaviré
Nous nous sommes bercés par des mots et des rimes
Tu étais jeune et belle, une fille sublime
J’étais en Jean’s-blouson, mauvais garçon de frime
Cupidon est passé pour faire deux victimes
Penses-tu à ce jour où le soleil complice
Ta robe légère mettait en évidence
Si belle anatomie qu’Eole, en moi, n’ourdisse
Qu’un souffle un peu coquin ne fasse diligence
Ton regard empressé, fixé sur mon visage
Ces sombres nuages annonçant la tourmente
Assise sur ce banc, sage comme une image
Souvenir d’un bonheur que ma mémoire hante
Je ne saurai jamais ce qui t’a plu en moi
Était-ce mon allure de jeune débonnaire
Mon érudition, en recherche d’emploi,
Ou le beau gentleman aux belles manières
Qui surent provoquer, en toi, ce doux émoi
Sûr, tu as dû penser que j’étais révolté
Avec tous mes discours de révolutionnaire
Ta beauté me mettait tous les sens à l’envers
Que du pauvre Prévert, les vers, j’ai massacré
Tu en as ri. Bon Dieu, quel plaisant rire clair !
Ce regard pétillant au ciel faisait ombrage
Tu as dû me prendre pour un jeune pervers,
Tant j’étais empressé à te rendre l’hommage
Quel trouble m’empara, tant d’en parler en vers
Ta beauté m’inspira tant d’en noircir des pages
Je ne saurai jamais si tu m’aimais pour moi
Ou pour ces vers écrits, sur billet, à la hâte
Te démontrer dans quel merveilleux embarras
M’invita, ce jour-là, ton beau regard d'agate
Mon cœur fut chaviré, mon esprit aux abois
Pauvre ver de terre amoureux d’une étoile
Tu fis de cet homme, pauvre pantin de bois
Ce qu’une araignée fait de sa proie sur la toile
Aux filets de l’amour, ton regard m’a conquis
Moi, pauvre troubadour, en vers j’ai écrit
Notre belle histoire, j’y ai cru, moi aussi
Mais j’en pleure depuis, tous les jours et les nuits
Sélène, insouciante, s’arrêta dans ces yeux
Comme on peut se mirer dans l’eau claire d’un lac
Instant magique, souvenir merveilleux
Que nos lèvres scellées, qu'il est doux ce contact
Ta langue gourmande, en quête d’émotion,
Dans la bouche, à la mienne, cherche bataille
L’ardent feu d’un volcan n’est rien en réaction
Que cette passion déclencha à la taille
Tu en rougis d’aise, cet exquis don de femme
De causer malaise par les sens excités
Quel meilleur message pour démontrer la flamme
Que dans ce pauvre corps tu avais provoqué ?
T’en souviens-tu, au moins, de ce rire coquin
Qui grava dans mon cœur ta missive d’amour
Enlacés sur ce banc, la lune pour témoin,
On jura, ce jour-là, de s’aimer pour toujours
Comment pouvoir taire ces merveilleux instants
La nature elle-même, en pleine communion,
Se faisait discrète pour que ces deux amants
Savourent tendrement leur naissante passion
Eole se fit doux et voila, d’un nuage
Le regard indiscret d’un astre curieux
Des gestes langoureux, dont je garde l’image,
Car je vis le bonheur s’inscrire dans tes yeux
J’y reviens bien souvent, comme en pèlerinage,
Le cœur comme un dément, l’esprit dans la tourmente
Je m’assois sur ce banc, mire le paysage
Rien n’est plus comme avant, tout n’est plus que silence
Ils ont abattu les arbres, construit des routes
De notre petit coin il ne reste qu’un banc
Tout est désolation, comme mon cœur en déroute
Tout est verre et béton, sans aucun sentiment
Et je ferme les yeux et m’envole vers Toi
Je nous revois heureux sur ce banc d’autrefois
Et j’en pleure, j’en pleure des larmes amères
Sur l’histoire d'un loup et sa belle bergère OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO Hami
je ne sais pas si je te suis une muse mais tu racontes mon histoire mon hami l'ami
bonne nuit et rêves des cieux là je n'ai plus qu'envie de rêver d'elle merci
Seaoflove69
Inscrit le: 11 Mar 2008 Messages: 976
Le 18 Oct 11:28
Quand l'Hami écrit, soyez-en sûr, qu'il s'agit quelque part aussi de votre vie
ses mots si bien choisis, declenchent des tempètes, des orages et des pluies... au plaisir de te lire Hami
Nostalespoir
Inscrit le: 10 Juin 2008 Messages: 399
Le 19 Oct 0:49
On parle de longueurs pour certains des poèmes,
Mais quand parlent les coeurs, nous sommes tous des bohèmes.
Nous partons en voyages dans l'univers d' Hami
Qui à travers ses cages et en doux mots choisis
Nous conte ses histoires, dans son monde nous emporte
Comme des miroirs nos blessures de cloportes. Merci pour ces bons moments passés à te lire...encore.
Amicalement