Encore une soirée, perdu seul,
Dans mes pensées si noires,
Comme un chat qui feule,
Après l’oiseau sur son perchoir.
Un sentiment de détresse m’envahit,
Quand j’extrapole sur le sens de ma vie,
Je noie mon chagrin dans le whisky,
Pour tromper les sirènes qui me défient.
Tant de nuages obscurcissent mon horizon,
Les corbeaux du doute le parcourent à foison,
L’erreur est humaine, mais le suis-je vraiment ?
On a trouvé des traces de remords dans mon sang.
Un besoin de crier transpire de mon corps,
Mon âme hurle, mais à travers et à tord,
Silencieux dans cette grande maison vide,
Je suis impuissant et l’angoisse me bride.
Le noir déteint peu à peu sur le blanc,
Ma pureté n’est plus qu’un souvenir,
Tatoué à jamais par ce drapeau flottant,
Au dessus ma tête, qui me fait souffrir.
Toncartkt
Inscrit le: 25 Déc 2006 Messages: 4118
Le 15 Nov 2:38
L’erreur est humaine, mais le suis-je vraiment ?
Je me demande si je suis humain
Ou simplement l'erreur de mon vivant
Ce que je suis, je le fais de mes mains
Mais si j'avais choisi d'être aussi triste
Pourquoi n'ai je donc pas imaginer
La femme qui me renverrai sur la piste
Plutôt que me faire ainsi chagriner...
L'erreur est humaine mais que suis-je vraiment,
Si ce n'est qu'un simple homme, cette bête
Il faudrait que je vous dise carrément
Cette vie, on me la prête...
Allons voyons ne fais plus la tête, rigole
Ou c'est ta tête qu'on retrouvera dans la rigole
Davidbasque1
Inscrit le: 25 Aoû 2007 Messages: 119
Le 15 Nov 6:42
Très jolie, j'ai eu l'impression de lire mes propres sentiments. Bravo continue
Melusine35
Inscrit le: 14 Juil 2008 Messages: 282
Le 15 Nov 8:26
encore un très beau poème Full !!!!tu sais bien décrire cette solitude et ce mal être qui nous envahissent quelquefois , je connais aussi alors j'apprécie trop ton poème!!!
tendres amitiés
Loula211281
Inscrit le: 19 Nov 2008 Messages: 4
Le 19 Nov 1:44
J’écris au doigt sur les murs de cette ville,
J’écris que je meurs.
J’écris à mon sang sur les murs de ces maisons
Vides, hantées,
De cette ville morte avant moi.
J’écris de vains mots,
Ivre de mes maux.
Je traîne dans les rues
Mendiant d’oubli.
J’erre perdu
Dans cette… vie.
Je regarde tous ces gens
Pressant le pas,
Courant après le temps,
Fuyant pas à pas
Cette lueur obscure.
Ils passent leurs chemins,
Tristes esclaves du destin.
Et moi
Rêveur et, j’avoue un peu voyeur,
N’espérant ni joie, ni bonheur,
Cherchant chaleur
En cette froide nuit de novembre
Mais…
Au pied d’un mur
Je passerai cette nuit,
Sans oreiller, sans couverture,
Inspirant peur et pitié,
Rejeté, jeté,
Comme un souvenir
Amer fruit du temps,
Comme une fleur
Qu’on plante et qu’on oubli d’arroser,
Comme un voyageur
Perdu dans la gare sans ticket,
Je n’ai pas d’autres choix
Que d’exister.