Castor123
Inscrit le: 05 Oct 2006 Messages: 839 |
Le 04 Fév 19:13
J’étais pas encore une femme
Que je m’voyais déjà mère
Du fond d’mon cœur, du feu d’mon âme
J’y voyais comme une prière
Comme une envie d’dire au passé
T’as vu, j’suis pas encore foutue
Tu m’croyais incapable d’aimer
Alors qu’l’amour n’m’a pas connue
Comme un manque dans mes bras
Le vide que j’serrais trop souvent
L’espoir qui s’créait tout bas
De m’sentir exister finalement
J’t'ai espéré pendant si longtemps
J’t'ai attendu comme la lumière
Dans ma vie de peine et de tourments
Plus que tout, le rêve d'être mère...
Que m'importait avec qui te concevoir
Il m’fallait ta présence pour avancer, pour survivre
Toi seul pouvais prendre et recevoir
L'étendue d’mon Amour, et chacun d’mes sourires...
Mais des années n'ont pas suffit
A vaincre cette stérilité qui m'a rongée
J’pensais ce bonheur interdit
Tu étais mort avant que d'être né
Mais j’n’avais pas compris encore
Qu’un enfant ça change une vie
Que pour lui, faut être fort
Faut pas flancher, ça j’ai appris…
J’ai gardé dans un coin d’ma tête
Un bout de c’que j’avais imaginé
L’image idéale, l’illusion parfaite
D’un petit pour me sauver…
Et puis un jour sans prévenir
Dans mon ventre, dans ma vie
Tu t'es installé pour devenir
Mon fils, mon enfant, mon infini...
L'impensable et l’merveilleux réunis
J'allais êtr’ maman, tu s’rais mon garçon
La réponse à mes rêves, mes envies
Malgré la médecine, leurs raisons et… la raison
J't'ai voulu plus que tout
Mon p’tit, mon enfant
C'était beau, c'était fou
Ma chair et mon sang
Mais dans mes chimères de gamine
J’ai oublié je crois que j’savais rien
Des angoisses qui étranglent, qui minent
De comment ça se soigne, les chagrins
J’t’ai voulu plus que tout
Mon inespéré, mon cadeau
J’t’ai rêvé, c’en était fou
Maintenant t’es là, et j’ai tout faux
J’regarde le monde qui nous entoure
Pourri jusqu’au cœur qu’on a brisé
Ce monde qu’j’vais t’laisser en retour
J’étais égoïste, j’ai pas pensé…
T’arrives sur une Terre dévastée
T’ouvres les yeux, tu les écarquilles
Tu cherches un truc à aimer
Sur cett’ planète qui part en vrille
Le bruit qui t’agresse, le béton autour
La Nature qu’on assassine
C’est là le leg de mon Amour
Le chaos à venir que tu devines
J’entends la détresse, j’ressens mon impuissance
J’vois le malheur qui marche à côté d’moi
J’te serre aussi fort qu’mon inconscience
Apeurée et fragile comm’une biche aux abois
Et j’ai la trouille, j’en tremble encor
D’êtr’ responsable de toi
D’êtr’ seule pour t’élever, t’rendre fort
Qu’tu regardes pas c’que j’vois
Et j’ai pleuré, je pleure encor
D’ces moments où je sais pas
D’ces tourments au goût de mort
Qui t’répètent « t’y arriveras pas »
J’me dis qu’l’amour peut pas tout résoudre
J’me pose tell’ment de questions
Y a toutes nos fautes à absoudre
Mais qui la donne, l’absolution ?
Aujourd'hui, tu m’regardes comme si j’savais tout
Mais j’n'ai jamais été moins sûre
Comment t’laisser grandir au milieu des loups
Sans t’enfermer entr’quatr’murs ?
Et puis, il faut que j’t’avoue
Parfois tes pleurs, j’les comprends pas
C’est comme tes cris, ils m’mettent à bout
Je sais, il paraît que ça s’dit pas
Mais y a tes cauchemars au milieu d’la nuit
Qui m’tiennent éveillée jusqu’au matin
Y a ma patience qui soudain s’enfuit
Quand tu t’roules par terre au magasin
D’vant tous ces cons qui vont profiter
L’occasion est trop belle enfin
D’pouvoir médiser, mépriser, critiquer
T’as vu cett’femme et son gamin ?
Mais ils savent pas ce qu'c'est
Quand j’suis face à ton innocence
Que j'dois cacher c’que j'ai
D’pire dans toute mon existence
Et la trouille que j'ai
De pas savoir t'protéger
Comme il faudrait
De pas assez t'aimer
Et la colère qui me vient
De pas avoir l'argent
Qui assurera tes lendemains
De pas être une meilleure maman
Non ils savent pas ce qu'c'est
Quand j’vois tes yeux mouillés
Qu'tu comprends pas c'que j'fais
Alors que… j'essaie juste de pas couler
Pas facile d'être parent
Faut pas croire, c'est pas inné
Nous aussi on apprend
On peut s'tromper, même trébucher
Tu sais, j’ai fait des tas de conneries
Et aujourd’hui encore, j’en paie l’prix
Mais t’en fais pas, mon tout petit
J’serai là pour toi, c’est garanti
Et même si parfois j’ai cru
Vouloir qu’dans c’monde tu sois jamais venu
C’est toi mon paradis perdu
Et je te jure, si tu meurs… Je m’tue. |
Seaoflove69
Inscrit le: 11 Mar 2008 Messages: 976 |
Le 07 Fév 7:38
C'est bien des vers écrits avec un coeur d'une maman qui aime son enfant, rien à dire de plus, juste que c'est magnifique ! ! !
C'est un petit bonhomme
A peine haut comme trois pommes,
Tout débordant de vie
Pour prouver qu'il existe.
Il a le coeur très pur
Où il n'y a pas de murs,
Dans ses grands yeux ouverts
Brille tout un univers...
Il aime les châteaux de sable,
L'herbe verte et agréable.
Il jette des pierres dans l'eau,
Court après les oiseaux.
Endormi contre un arbre,
Une peluche dans les bras,
Il rêve de contes de fées,
Du royaume de la bonté.
Il fait beaucoup d' soucis
Mais tous on les oublie,
Quand il vient dire : je t'aime
On ne pense plus à ses peines.
C'est qu'un petit enfant,
C'est fait pour les mamans,
Un amour aussi grand
Peut vivre éternellement.
(Jean-Claude Brinette) |