Hamilcar01
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Le 21 Avr 21:39
Quand Venus..
Quand Venus s’habille d’un semblant d’innocence
Agitant, sournoise, la lame du remord,
L’amant se morfond au souvenir de ce corps
Le désir s’éveillant d’un soupçon d’indécence
Les chimères dansent, là, sur le plafond
Une valse venue de ces vertes vallées
Où la mémoire enchaîne les jeunes années
Au voluptueux rêves d’un bel Apollon
Les ombres décrivent, sur ce fond blanc et noir
Les démons paradant les nuits de solitude
Dépeignant, à l'envi, le mime du prélude
De l’échange amoureux des fantômes d’un soir
Les mirages varient au gré de ces humeurs
Se parant des couleurs d’une fausse apparence
Quand le poids de l’absence s’orne du silence
Qui rend si mortelle l’attente dans les cœurs
Les images s’arrêtent sur cette cambrure,
La peau nue envoûtante à l’opale blancheur
La tenue indécente et la fraîche candeur
D’un sourire enfantin éclairant la figure
Les rêves voyagent façonnant le trajet
De ce galbe parfait descendant de l’aisselle
Parcourent vaporeux les plis d’une pucelle
S’arrêtant enchantés aux abords de l’ourlet
Les songes ravivent le soyeux de ce sein
Quand les yeux indiscrets coulant sur cette courbe
Enflamment de désir ces phantasmes de fourbe
Fermement enserrés dans le creux de la main
L’imagination glisse sur ce décor
Bondissant à souhait sur l’onirique ovale
D’un orbe plantureux dont la tendre spirale
La dépose extatique dans la malle au trésor
L’envie se précise et le temps se suspend,
Les lèvres s’entrouvrent, libérant la rosée
Odorante moiteur excitant la pensée
Du baiser enveloppant le mât pénétrant
Le plaisir s’accumule au sommet de la tour
Turgescente, résiste puis, enfin, explose
Et ainsi s’apaise, d’une égale symbiose,
La fureur enivrante du frisson d’amour
Les démons dansent encore au feu des brandons
Qu’allume, insidieuse, la douce souvenance
Le temps se repaît de cette horrible absence
Attisant les flammes sur ces derniers tisons
Les ombres se fondent aux chimères qui trompent
La nuit se rendort sur les rêves engloutis
La folie entraînant les amants alanguis
Aux abords d’un oubli qui s’effrite et s’estompe
Quand Venus, au caprice, évoque ses projets
Le volcan qui sommeille entre en éruption
Éros se réveille, créant l’illusion,
D’un feu d’artifice déclenchant les regrets
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOo
Hami
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