Elle est là grotesque témoin de la mort d'une idylle
Aussi vide que ma vie désormais inutile
Froide comme un détail du gout fade de ma bile
Ses portes sont ouvertes comme les ailes de celle qui file
Je regarde l'armoire si proche de notre histoire
Et ma blessure si vive de cette putain de foire
Et l'idée de ces jours où j'ai ris comme une poire
Perdu dans un bonheur né de ce qu'on ne peut voir
Simplement vingt années qu'efface un clin de cil
Et les jours qui repassent passent et encore défilent
Et les nuits qu'on ressasse à en être débile
Sans que rien ne dise d'où vient le bris du deal
Je regarde l'armoire si proche de notre histoire
Témoin de tant de rire que l'on peut à peine croire
Qu'un jour a pu faire naitre l'idée d'un au revoir
Pourtant c'est d'un adieu que nait cette nuire noire
Je regarde l'armoire jusqu'à ne plus la voir
Je regarde l'armoire je ne vais plus la voir
Plus jamais comme ma femme il n'y a plus d'espoir
Je regarde l'armoire je regarde l'armoire
Guizma
Inscrit le: 15 Fév 2009 Messages: 136
Le 19 Mai 9:54
Très beau poème et triste à la fois. Je comprends ta douleur.
Un conseil : Brûles l'armoire
Ca fait du bien et aller de l'avant.
Yomemoy
Inscrit le: 02 Nov 2006 Messages: 2460
Le 21 Mai 11:00
Merci Guizma,
Je n'en dirais pas plus car c'est toujours trop
Nandy
Inscrit le: 19 Aoû 2005 Messages: 3745
Le 21 Mai 14:46
Une pensée pour toi... referme les portes de l'armoire avec tout ce qu'elle contient... ouvre de temps en temps pour y piocher un souvenir heureux, oui je sais ils font mal peut-être plus que les mauvais souvenirs, mais tu trouveras que tout n'a pas été triste et que souvent alors que l'on croit être dans le gouffre... hop un revirement de souvenir et le posant dans la tristesse du jour, un sourire pour un espoir qui se fait attendre...C'est long de remonter la pente... je le sais ... encore aujourd'hui huit ans plus tard il m'arrive bien au moins une fois par semaine parfois 100 fois de verser une larme ... et là à te lire ... sniff ...
Yomemoy
Inscrit le: 02 Nov 2006 Messages: 2460
Le 23 Mai 6:55
Merci Nandy,
T'inquiète,
Une partie de moi s'occupe d'avancer
L'autre se trouve héritère d'une lague étrangère
Avec ses mots inutiles qui ne servaient que hier
On n'éfface pas une vie d'un coup de serpilière
Mais je sais bien qu'un jour faut passer la frontière
Pour devenir entier et mes deux parties relier