Erendel
Inscrit le: 12 Mai 2009 Messages: 3 |
Le 25 Mai 12:17
Te souviens-tu l'odeur des fleurs?
Fraîchement cueillies au matin
Encore secouées des pleures
D'un ciel déchargeant son chagrin,
Sur des vies émues de douleur
Dans ces longs jours froids et éteints
Où la mort ange de malheur
Vient vous foudroyer en plein coeur.
Te souviens-tu de l'euphorie?
Excitation démesurée
Tutoiement d'un air de folie
Bridée par la sérénité
Conscience et raison unie,
Ces jours où elle nous est ôtée
Brisée par la mort de la vie
Qui nous terrasse sans préavis.
Te souviens-tu avoir rêvé?
Frôlant quelques doux nuages
D'un esprit d'un corps évadé
Scrutant différents paysages
Faits d'horizons illimités,
Où la mort selon une cage
Privé de son don meurtrier
N'a aucun pouvoir d'opérer.
Te souviens-tu le pur amour?
Fraîcheur et chaleur en pagaille
Emanant du coeur au grand jour,
Rien ne pourra le rendre pâle
Conflits et passions tour à tour
Créant l'émoi paradoxal
D'un esprit divin mis à jour
Surpassant la mort pour toujours.
Te souviens-tu du fol espoir?
Dieux de tous les buts insensés
Héro des peuples sans pouvoir
Terreur des tyrans angoissés
Provoquant d'inattendues gloires,
Dernier barreau en vérité
D'une échelle de maints déboirs
Destinée au dernier couloir.
Te souviens-tu le fort instinct?
Autre sens enfoui dans l'être
Supérieur aux esprits malins
Il déjoue la loi du paraître,
Repoussant souvent le déclin
Dès lors, il vient à apparaître,
Mais t'oubliant sur le chemin
A la mort il offrit ta main.
Te souviens-tu ta courte vie?
Etincelle du fond du coeur
Embrasant un si bel esprit
Dénuée de crainte et de peur
Tu marchais à force d'envie,
Puis comme cette jolie fleur
La mort dépourvu de merci
T'a cruellement recueillie.
Et nous souvenons nous de toi
Par la mémoire tu vivras
Libéré de toutes les lois,
Dernier foyer de tout soldat
Le souvenir n'est pas un poids,
Vain n'a pas été ton trépas
La voie est peinte par ton doigt
Sans cesse en nous tu tournoi. |