ok
je vois que tu persistes
petite chèvre !
Dessous un sophora et la lune en croissant
Calé sur le sable mes pensées s’assagissent
Aux mues malléables des étoiles d’anis
Aux rhizomes d’éclats dans leurs branches au vent
Le silence impose les craquements discrets
De la mécanique des éléments en chocs
Aux assauts uniques des ondes équivoques
Jetant aux symbioses des chaos circonspects
Je n’ai de retraite que mon divan la nuit
Où le jour se reset ma tête dans l’ordi
J’écris sur des lignes l’horizon où je plonge
Certains font sornettes persiflant leur mépris
Sur ma propre quête de poésie sentie
En se croyant digne de leur propre mensonge
Traînes des comètes nébuleuses frimeuses
Dans la constellation de l’enclos d’une chèvre
Près des contemplations de son berger au plèvre
Du souffle poète dans ses grâces porteuses
Bêle donc, chevrette, ton gardien lui rêvasse
Broutes près des moutons l’herbe de ton palier
Attaché au fronton de ta cage dorée
Quelconque est la bête, son carcan la dépasse
Je vous sens bien frêle nombril en tempêtes
Vous êtes la grêle de vos larmes d’esthète
Tombant entre les baies de vos fourrés d’hantises
Lécher la rondelle de vos idées en têtes
Vous suçant l’ombrelle des inspis désuètes
Aux langueurs sans effets des vies qui se suffisent
Vous n’échangez vos yeux que si cela vous chiffre
Et vos dents ne s’ouvrent que pour sourire hautaine
À ce qui vous couvre d’allégations moyennes
Quand vous bélier d’un pieu votre vide sous-frife
Si j’ai la dent dure je vous ai sentie creuse
Raisonnent ils en vous toujours ces sauts d’humeur
Au son des sabots fous devant toute lueur
Vous aveuglant au mur de vos extraits de chieuse
Je vous saluts bien bas vous souhaitant grasse herbe
Mâchez autant de fois que votre com’ acerbe
Roulez-vous ensuite dans tout votre ex crêmant
Ô tout va si vite merci du sentiment
Des mots indélicats dont vous fîtes la gerbe
De ce que je lis là vous n’avez rien de superbe
Alors, je tourne la page, et d’un revers,
j’oublie. Quand je me concentre sur l’art d’écrire
plus hors que les sentiers sages de tout vos vers
sans vie. Suis loin de vos entre deux trois soupirs
Mais, voilà que continuent les strophes du sonnet
Promis c’est le dernier juste je te confirme
Niaise est la plume liée quand tu crois que t’affirme
Ta vérité cul-cul la praline à la craie
Aurais tu des sanglots dans ton cœur fous le camp
Je te les shamallow dans le grand feu du quand
Seras-tu respecter ce que tu comprends pas
Voici le matin blanc du texte qui se clos
Dans la tierce citant la brume sur les eaux
Alors très honorées d’en être tout verglas
