Habitude
Inscrit le: 14 Juin 2009 Messages: 126 |
Le 23 Fév 11:10
Bien sûr, si tu veux apprendre à pêcher…
Le printemps qui remplit en son seuil
Sa forme, sa mesure et son grand pichet
Pourra aussi t’emplir ta mare et ton œil,
Mais il faudrait bien l’attendre au chai
De l’attente où le temps en fait son deuil.
Les grenouilles toutes, comme autrefois,
Vertes se baignent chaque jour comme toi.
Les têtards aux côtés des nèpes, s’étirent
Facilement entre les géloses pour se nourrir.
Les hérissons venaient, parfois nocturnes,
Parfois diurnes, mouiller leurs dures coutures.
Les bêtes féroces qui fuyaient les pourtours
Du jour aussi, passaient rincer leurs secours,
Et le cheptel qui n’arrivait pas à atteindre
La verdure des lignes boueuses, pour ceindre
Sa faim, il rumine attendant le retour du berger
Ronflant entre les roseaux verts bien rangés.
L’été est loin pour l’attendre sur ses rives ;
Le vent reste souvent rebelle devant les chétifs.
L’océan n’offre pas de lit aux petits pêcheurs ;
Les vrais nautoniers n’aiment pas les chasseurs,
Et si tu veux périr sous la douceur des mots
Marins, je t’en offrirais l’hameçon des maux
Qu’on dresse aux profondeurs de l’habileté
Mortelle pour ne pas mourir devant la satiété…
hamid khenat. |