Alain691
Inscrit le: 16 Jan 2010 Messages: 221 |
Le 11 Avr 10:21
La question du hasard mon cher Tonk serait-elle liée au destein ?
L'imprévu se complait dans les choses humaines
à tromper les raisons des vertus de l'esprit.
Quand celui-ci se targue de mettre de l'ordre
dans l'effort quotidien où se meuvent ses gestes,
souvent viennent surgir des effets de surprises
qui laissent la conscience au devant des questions.
Comment donc regarder tous ces faits contingents
qu'au devant de nos vies nous trouvons chaque fois ?
Faut-il considérer comme le croient certains
que ces évènements sont les fruits du hasard ?
Où est-il mieux de croire que sur nos chemins
se dévoilent des signes qui président au destin ?
Mais de quoi parle t-on à propos du hasard ?
S'agit-il de ce chien qui soudain vient courir
devant notre voiture à son risque et péril ?
Ou bien de la constance de nos âmes d'humains
qui nous conduit toujours aux mêmes préférences
et qui suggèrent ainsi que tout est prévisible ?
Aux tous débuts des temps tout était à construire.
Et bientôt il y eut selon les scientifiques,
ce formidable éclat qui sur des millénaires,
modela la matière source de toute vie.
Le Big-bang bien nommé fut cet événement
qui consacra soudain la naissance du monde.
Ce fantastique fait plonge dans le vertige
nos esprits habitués aux espaces tranquilles.
Et si notre raison vient à être excitée
par une réflexion sur le sens à donner
à ce grand accident de la mère nature,
nous voici revenus aux questions du hasard.
Mais très vite à nouveau nous sommes transportés
sur des rives inconnues où la pensée se perd.
Car sur ces terres là où meurent les limites
le pari est bien vain d'un espoir de comprendre
ce qui conditionna les principales causes,
qu'elles soient nécessaires ou pleinement fortuites.
Ainsi notre hasard fut première apparence
des tous premiers instants de notre création.
Et s'il est impossible ici d'y reconnaître
les traces d'un dessein clairement calculé,
nous nous voyons alors aussitôt relégués
à notre grand regret dans la mer des croyances.
N'est-il pas étonnant que ce premier constat
nous ramène si tôt au pays de la foi ?
Comment ne pas y voir en bonne déduction
des nourritures célestes pour les religions ?
Pour être plus précis en risquant l'anathème,
c'est en niant le hasard qu'on entre dans la foi.
Car la conscience humaine aux interrogations,
ne se satisfait pas d'absences de réponses.
C'est ainsi qu'en tout fait il faut trouver la cause
qu'elle soit d'ordre logique ou d'ordre naturelle.
Et quand par ignorance la raison vient sécher
c'est auprès de ses dieux qu'alors elle se retourne.
C'est pourquoi à défaut de pouvoir dire ici,
si le hasard dirige ou bien s'il n'est qu'un leurre
qu'un divin architecte sèmerait sous nos pas,
n'est-il pas pertinent de nous interroger
sur la nécessité pour les âmes humaines
de vouloir s'exempter de l'idée du hasard ?
S'il est un fait certain, et sans l'ombre d'un doute,
que nous sommes vivants et dotés de conscience,
il s'en va en suivant comme une conséquence,
que ce don fabuleux pour apprendre le monde
se déploie en même temps sans laisser de relâche
dans les jardins profonds de nos intimes drames.
En va t-il donc ainsi de ces sourdes angoisses
qui taraudent nos nuits de pensées menaçantes,
où la peur de mourir bientôt prend trop de place
nous laissant solitaires au bord du cauchemar.
Aussi peut-on comprendre qu'avec ces douleurs,
l'esprit veuille trouver refuge dans la foi.
Toutefois il n'empêche et malgré la croyance
que le doute toujours reste sœur de raison.
Alors au fil du temps qui nous porte à vieillir,
nos regards s'affûtent avec nos expériences,
conduisant les affects de nos perceptions
à réviser les socles de ses certitudes.
Depuis Darwin, on admet que les Hommes,
ont tous cédé à la loi de la nécessité
dans leur évolution de toujours s'adapter,
à fin de garantir la survie de l'espèce.
C'est ainsi qu'en dépit de bien des catastrophes,
ces étranges animaux conquirent toute la terre.
Dans cette longue histoire que chacun connait,
peut-être pouvons nous à nouveau méditer
sur la part de hasard et de nécessité
qui présidèrent tous deux à ce curieux miracle ?
D'aucuns verront encore la mainmise de Dieu
quand d'autres se tiendront dans l'éblouissement.
Nous voici donc au bout de l'interrogation
sans avoir - c'est certain - aborder tous les champs,
que des plus grands penseurs surent mettre en lumière.
Dans l'ombre nous restons quant à notre problème
de l'existence ou non du hasard dans nos vies,
mais c'eût été miracle de le résoudre ici.
Et qu'importe après tout car ce qui nous occupe
dans nos cheminements de personnes pensantes,
c'est d'abord avant tout de pouvoir s'avancer
sans peine et sans frayeur vers d'autres horizons.
Ce qui guide nos pas se nourrit des embûches
mais nos cœurs s'accommodent des incertitudes.
Car il faut pour survivre appréhender le monde
de la meilleure façon pour conserver l'espoir.
Sans nous faire prier, nous devrions parfois
à nouveau revenir en terre d'innocence,
où nous avons laisser la magie de l'enfance,
pour nous laisser bercer par le seul étonnement.
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