Lecafard
Inscrit le: 30 Juil 2010 Messages: 96 |
Le 02 Aoû 19:49
Je hais ces matins interminables,
Où le soleil vous brûle les yeux,
Un marteau pilon dans la tête ;
Et dans la bouche,
Le goût des nuits sans fin.
Je te suis sur le chemin,
Titubant,
L’aube me nargue
D’avoir encore trop bu.
Pour cela,
Tu m’en veux.
J’ai peur de ta réaction
Si je te rattrape,
Je beugle pour que tu m’attendes un peu.
J’ai froid et j’ai envie de vomir,
Mais tu feins de ne rien entendre.
Alors cette idée me traverse
Tu ne m’aime plus.
Persuadé
Que j’ai brûlé ma dernière cartouche,
Que c’est terminé pour de bon.
Pourtant en reprenant la voiture,
Tu enfileras tes lunettes de soleil
Et tu me balanceras un sourire,
Juste comme ça.
Et je ne saurais pas si c’est vraiment sincère
Ou si c’est encore un de tes doux mensonges.
Puis tu me ramèneras à la maison,
Et je me mettrai au lit.
Tu ne m’en veux jamais longtemps,
Car l’amour nous rend tous un peu con.
Mais je sais qu’à chacun de ces matins dégueulasses,
Je tourne un peu plus
Les pages de notre passion.
Je sais qu’à chacune de mes frasques,
Je sabote malgré moi,
Le feu de notre amour.
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