Je ne suis pas le geôlier de ton amour
Ton cœur encore si jeune,
Encore si vierge,
Avide de passion et de désir,
Ne doit pas devenir l’esclave de mes envies.
Aussi grande soit la galaxie de ton âme
Vole vers chaque étoile, vers chaque planète
Vogue à travers les soleils et les lunes
Provoque autant de big bang que tu as jadis provoqué dans mon espace.
Chaque particule de ta matière amoureuse
Doit venir convoquer les astres,
Doit se percuter avec la terre de tes idylles
Fusionner en super nova, exploser en orages solaires
Pour éclairer les ignorants.
Ainsi, tu vivras telle une érudit,
Apprenant chaque jour de l’existence,
Devenant l’encyclopédie des chagrins et des joies.
Que le passé, le présent et le futur t’appartiennent,
Soit leur tombeau pour l’éternité,
La gardienne des secrets de l’histoire.
Certes nous avons sacrifiés notre totem d’amour sur l’hôtel de la nuit,
Je pensais que même cinquante milles guerriers
Ne pouvaient pas me déloger du royaume de tes yeux.
J’en étais l’empereur, le gardien pour la nuit des temps.
Désormais tu hantes la moindre parcelle de mon nouveau bonheur,
Tel un fantôme prisonnier du monde terrestre.
Ton corps était une poésie,
Ton esprit une couleur de l’arc-en-ciel,
Tu étais mon shaman dans le désert aride.
J’irai graver sur les papyrus de l’existence
Un nouveau crépuscule,
J’en serai le premier disciple, le dernier serviteur-
Et je ferai de l’écriture
Ma muse éternelle.
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